Visite guidée

Remonter Autour d'Annot

Promenade dans Annot :  visite à travers les siècles

 

Pour une meilleure approche du bourg d'Annot, il est bon de prendre un peu de hauteur et de grimper jusqu'à la colline de Vers-la-Ville.

 

  

détail d'un oratoire du chemin de croix de Vers la Ville

On peut ainsi embrasser d'un seul coup d'œil le site jusqu'à la rivière de la Vaïre et entamer un parcours chronologique puisque au fil des siècles le bourg se déplaça de la hauteur jusque dans la vallée.

1 - Le quartier du Baou de Parou

C'est ici, sur les lieux des habitations de troglodytes celto-ligures, que l'on peut situer les prémisses du futur village d'Annot.

 

2 -La colline de Vers-la-Ville

Aujourd'hui espace "campagnard" où se mêlent blocs de grès et châtaigniers, le quartier de Vers la Ville est parcouru d'étroits sentiers menant à des cabanons adossés au roc, et ne laisse rien entrevoir de ce que fut la cité romaine d'Annotum. il faut pourtant imaginer là un petit centre administratif prospère, un "municipe", siège du pouvoir local où transitait toute la production du pays alentour.

                     

   3 -La chapelle de Vers la Ville

Chapelle de Vers la Ville.  

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De l'effondrement de l'Empire romain au 10e siècle, l'histoire d'Annot est assez méconnue mais il semble que la christianisation soit assez rapide et qu'un nouveau pouvoir, religieux celui-ci, s'installe. 

A l'époque carolingienne est fondée la première église Notre-Dame. 

Autour d'elle s'agrègent les maisons du bourg. 

 

    

4 -L'église Saint-Pons

Du 11e au 13e siècle, sans qu'on puisse situer exactement l'époque, le village d'Annotum devenu Sigumania abandonne le site antique pour gagner ce que l'on nomme aujourd'hui la vieille ville. On ne sait la raison de ce déplacement : destruction de la cité due au Comte de Provence, ou à Louis VIII soupçonnant une hérésie vaudoise ou éboulement de la barre rocheuse ? Le mystère demeure. C'est autour de l'église Saint-Pons, aujourd'hui Saint-Jean-Baptiste, mentionnée dès 1084, que se groupe le village protégé par une épaisse muraille. L'église actuelle est le résultat de nombreuses campagnes de constructions successives. L'abside en cul-de-four paraît dater de la fin du 12e siècle, la nef en berceau brisé est sans doute postérieure. A l'extérieur, sur l'abside, une sorte de tour crénelée et pourvue de meurtrières dénote le rôle défensif de l'édifice. Le clocher probablement érigé en plusieurs étapes est couronné par les bustes des quatre évangélistes (18e siècle) et d'un campanile en grès.

La chapelle des Pénitents accolée à l'église au Nord-Ouest date du 17e siècle.

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tableau de MIMAULT

 

5 -La placette de l'église

A l'origine, une partie de la place de l'église était occupée par le cimetière. C'est aujourd'hui une placette calme et ensoleillée où il fait bon faire une pause. La porte de la place de l'église ouverte au 17e siècle offre une belle échappée vers les grès et les jardins annotains. Tout près, accolée à l'ancien rempart, se trouve une belle croix de passion en bois, décorée des instruments du supplice du Christ. Au début de la rue Caponne, une ancienne maison de village fit office d'Hôtel de ville dès 1701.

 

6 -Le portail Notre-Dame

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    Pour rejoindre la porte Notre-Dame, on peut emprunter la rue Caponne ou mieux, la rue des Vallasses, afin d'observer de l'extérieur le tracé de l'ancien rempart.

    La porte Notre-Dame fut probablement ouverte au 14e siècle lors de l'agrandissement des remparts du bourg (1381). 

  Une tour, dite "tour des peintres", marque encore avec précision son emplacement.

 

Perpendiculairement à la rue des Valasses un beau lavoir encadre une fontaine face à l'ancien Hôtel-Dieu daté de 1656. A côté, la maison Verdollin fut bâtie en 1824.Ces deux bâtiments témoignent de la nécessité de construire hors de l'enceinte médiévale dès l'âge classique.

 

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7 -La rue Notre-Dame

Il s'agit sans doute de la rue la plus intéressante en ce qui concerne les encadrements de porte du vieil Annot. Au tout début de la rue, on remarquera un beau linteau daté de 1533, sculpté d'un "A" majuscule et figurant un pichet. C'était là sans doute un ancien cabaret. Une élégante maison en encorbellement lui fait face. Plus loin, une porte datée de 1785 est surmontée d'une inscription grecque ; puis, sur un arc en accolade prend place un texte en caractères gothiques. En poursuivant par la rue du Four on atteint une ancienne porte aux armoiries arasées qui séparait jadis la ville haute de la ville basse.

8 -Le four communal

En redescendant la rue Notre Dame on rejoint la porte du Four percée dans la seconde enceinte. A deux pas, l'ancien four communal où chacun venait cuire son pain.

 

9 -La maison aux Arcades  

De la rue du Moulin on passe rapidement au Coulet. Tout près se dresse encore la maison aux Arcades, unique hôtel particulier d'Annot érigé au 17e siècle par les Rabiers du Villard. Sa façade ordonnée, décorée de trompe-l'œil délicats, dans le style génois, a été restaurée il y a quelques années par la Commune d'Annot, avec le concours des Bâtiments de France.

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10 La rue Basse

On peut, en suivant la Grand-Rue, ou en zigzaguant dans les petites ruelles pavées d'anciennes dalles de grès, revenir à la porte donnant accès à la rue Basse. On remarquera les andrônes, et le lattis de bois et de plâtre des passages couverts. La rue Basse, probablement aménagée fin 16e siècle, conduit à une porte ornée d'une agréable fontaine.

11 La place du Germe

Ce fut d'abord un vaste pré de foire où l'on parquait les animaux. Mais dès 1840, les platanes actuels furent plantés et en 1851 le terrain fût stabilisé. C'est dans la deuxième moitié du 19e siècle qu'ont été construites les maisons alentour, l'ancienne Poste et l'Hôtel Grac. De la place du Germe on aperçoit le pont sur la Vaïre qui donne accès au domaine de Vérimande. Originellement édifié en bois, il fut reconstruit en dur vers 1656, mais conserva son tablier de châtaignier. Plusieurs fois réaménagé du fait des crues dévastatrices du torrent, il fut à nouveau restauré en 1988.

 

ANNOT VILLAGE DE CARACTERE

LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE BATI

ANNOT, point de rencontre de cultures différentes, retrace son histoire à travers son architecture et son patrimoine bâti.

A l'époque romaine, la cité, située sur le tracé de la voie qui relie CIMIEZ à DIGNE, occupe le quartier de "Vers La Ville".

Le pont à refuge qui enjambe la Vaïre témoigne de ce temps. Il fit l'objet en 1988, d'une opération de réhabilitation afin de répondre aux nouveaux besoins de communication du village. Le démantèlement du pont pierre par pierre permis de le rebâtir en préservant son authenticité originelle.

La chapelle de "Verimande", vestige de l'ordre des Templiers située dans le quartier de Vérimande, est redevenue un lieu de procession fréquemment utilisé depuis sa complète restauration.

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L'habitat dans le village est dense et modeste ; les maisons étroites et verticales sont enduites à la chaux ; greniers et remises témoignent de leurs fonctions agricoles.

La Maison des Arcades, Hôtel particulier construit en 1675, présente les caractéristiques du style classique. Sa façade ordonnancée et son intérieur ont été récemment réhabilités sous l'égide des Bâtiments de France et de la commune d'ANNOT.

Enfin, les rues pavées de dalles de grès centenaires ont été restaurées afin de préserver le cachet moyenâgeux de l'enceinte fortifiée.

Annot sortira de cette enceinte au XIXème siècle les faubourgs avec leurs alignements de maisons, leurs places, cafés et bâtiments officiels, dont le grand Hôtel Grac, les résidences d'été construites sur le modèle des bastides piémontaises pour les notables du littoral, accusent l'aspect urbain d'Annot.

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