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les mots les plus intenses sont inscrits dans le silence les maux de la conscience cisèlent la souffrance !
I La salle du départ Lorsqu'un frémissement viendra tantôt souffler les braises fumantes, à demie-calcinées, que la froideur du baiser n'aura su attiser ni la douceur d'aimer de ton jardin secret, alors j'aurai gagné la salle du départ emportant dans mon corps bleuet les traces de ton regard azuré, et tes lèvres et ta peau et toute ta beauté; les yeux séchés d'avoir mal pleuré la gorge nouée d'avoir si mal aimé le cur abandonné de n'avoir su donner; vide, j'irai errer dans la salle du grand départ. Aujourd'hui, il est trop tard un jour de trop a emporté le désespoir, ta chaleur ne peut avoir raison de ma roideur mais je porte en témoignage, l'image de ton visage sculpté dans mon habit de deuil, seul dans un trop grand linceul.
VI OmbresQuand les ténèbres du soir couvrent ton âme dun grand voile noir, ne cèdes pas au désespoir; nabhorres pas comme oriflamme létincelant linceul qui baigne ton deuil; être écorché, trop lassé dune vie ravagée léternité peut temporter.
Quand la nuit t'enveloppe dans sa froide noirceur penses à l'aube nouvelle qui poindra naturelle, cueilles en les couleurs imprègnes toi de leurs senteurs: elles viennent de l'au-delà.
Quand ton cur est en berne trop ployé de douleur, saches qu'il renaîtra, te sortira du trépas; aujourd'hui: terne, demain: meilleur.
Demain n'est qu'un passé pour ce qui vient au loin.
X Un regret Je m'en irai n'ayant plus profond regret que de n'avoir pas su dire le pire, et de laisser je ne sais quelle version des choses... Tous ces commencements inachevésne faciliteront pas la chose... et laisseront planer le doute, errer la pensée ... Tous ces mots pour ne rien direclament l'insolence de l'existence; mieux vaut en rire. Les mots les plus intenses sont le vide de mon silence.
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