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" L'oeuvre sculpturale de Michel HOPPE apporte
la joie de vivre dans un intérieur, à l'image de sa vie, chaleureuse, généreuse.
"
Notice extraite des Rencontres Européennes de
Sculptures à Peyresq en 1992
MICHEL HOPPE
né le 1 novembre 1939 à Ixelles
adresse: Nering, 18 - 1650 Beersel - Tél. 02 / 377 32 55
Formation
artistique
A l'Ecole des Beaux-Arts de Namur
64-66 Cours de Sculpture chez Jacques Moeschal.
66-69 Formation à la Poterie chez Antoine de Vinck, et ensuite chez Simon Duchastel.
Expérience
professionnelle
65-69 Travaille avec une équipe qui crée et réalise des
décors pour la télévision belge et le théâtre "Le Rideau de Bruxelles"
70-81 Co-fondateur et animateur d'une compagnie de "théâtre-action": la
compagnie du Campus.
80 Crée l'archisculpture, métier issu de la construction, de l'architecture et de la sculpture.
85 S'oriente vers la Sculpture
monumentale, principalement en béton cellulaire, mais
aussi en métal, grès, terre cuite
Publications
Deux revues "Je vais construire" (no76), et " Villas" (no32) ont publié de longs articles concernant le
travail d'archisculpture.
De nombreux autres articles sur l'archisculpture et sur la sculpture.
Expositions
personnelles et collectives
58-86 Participe activement à la restauration d'un village de Haute
Provence, Peyresq, reconstruit dans le style d'origine et qui a reçu le prix "Chef
d'oeuvres en péril" en 80.
Depuis 85 : Participe à de nombreuses foires artistiques.
88-90 Participation aux "Parcours d'Artistes" de la commune
de Saint-Gilles au titre d'artiste invité par la Commune.
89 Exposition personnelle, sous le
patronage du ministre Valmy Féaux et de l'échevinat de la Culture de Namur, au Casino de
Namur (galerie Defurnaux): "Attention, une forme peut en cacher deux autres".
89-90 Selectionné pour participer à l'exposition "Sculpture
contemporaine en Belgique" à Walibi, achat d'une oeuvre pour la collection Walibi.
90 Exposition pour la firme
"CARMI schoenen" dans le cadre de l'inauguration d'un nouveau magasin, commande
d'une oeuvre monumentale.
89-90 Expositions dans le cadre des "Fêtes de
Wallonie" invité par les communes de Namur (89), puis de Fontaine l'Evèque (90).
89-90 Selectionné au concours de sculpture "Prijs van de stad
Ninove voor plastische kunsten".
90 Premier Prix au "Symposium de sculpture monumentale" de Peyresq.
91 Exposition au parc Rondenbos, à Alsemberg, dans le cadre de la
Journée du Parc.
91 Exposition permanente à l'Assemblée de la Commission
Communautaire Française de la Région de Bruxelles-Capitale.
91 Exposition : "Monumental in Sponsoring Foundation Helan-Arts" à Bornem.
" Sa sculpture qu'il arrache à la matière est
belle, simple, humble et anoblie par l'exécution, l'ouvrage technique. Dans un monde
réaliste, ses sculptures abstraites ont le feu humain de l'existence, de la plénitude.
"
" Sa sculpture se développe et s'organise au fur et à mesure de
sa réalisation.
C'est le regard porté sur le volume initial qui conduit les premiers
gestes, cherche les premières solutions. Le travail continue alors instinctivement, la
pierre indiquant elle-même au sculpteur le chemin à suivre. Cette avancée àpetits pas
révèle le vrai sculpteur car l'absence constante d'une vision globale rend cette
pratique très périlleuse.
Terminée, la sculpture est le produit de
l'orchestration harmonieuse de toutes les parties qui la composent. Véritable leçon de
taille, la sculpture de Michel Hoppe nous montre également par ses différentes
matières, toutes les possibilités offertes au sculpteur par la seule utilisation de ses
outils. "
" Le choix du sculpteur Michel HOPPE s'est porté sur une très
grande pierre, qu'il a abordée, comme de coutume, avec une grande sérénité.
Orchestrant le travail avec une curieuse souplesse, sa main parcourt la
pierre de façon précise, sous l'impulsion d'un regard vif et perçant. Ses gestes se
dirigent vers la pierre, de manière juste et incisive, au rythme des axes qu'elle lui
propose. Par un corps à corps sensuel et musclé, il l'apprivoise, comme l'animal à qui
il faut prouver sa supériorité.
Ce dialogue entre l'être et la matière, au rythme d'une percussion
improvisée, accentué par quelques accents stridents, transforme lentement ce tte masse.
C'est un combat qui dure des jours et des jours, car la beauté est capricieuse et lui
fait subir de nombreux détours. Quand enfin l'homme et la pierre s'accordent, il reste un
ultime et long chemin. Celui de la douceur et de la persistance, car pour lui donner tout
son éclat, la pierre doit être bichonnée, caressée, polie... Mais c'est un grand
moment de bonheur, et Michel parle déjà de sa prochaine pierre. "
" Si, lors des actions initiales du sculpteur sur la matière,
s'insère une part de hasard, le matériau, ses dimensions, ses formes brutes, ses
failles, même, rapidement l'oeuvre en façonnage, ellemême, guide le geste, appelle des
prolongements de celui-ci.
Chaque état de la forme, conjugué à la sensibilité créatrice du
sculpteur, engendre l'étape suivante, jusqu'à ce que s'installe, petit à petit, une
évidence et révèle l'achèvement de l'oeuvre.
Le dialogue permanent de la matière de sa forme évolutive avec la
main et l'esprit qui la façonne, c.à.d. la sensualité du toucher et l'appropriation de
l'image, au fur et à mesure qu'elle prend corps, font de l'oeuvre achevée une création
de volonté totale, dont toute trace de non-déterminisme a disparu."















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En
considérant l'uvre récente de Michel HOPPE, avec, dans la mémoire, les prémices
de ses premières créations - d'un genre plus utilitaire - qui, brusquement, ont pris une
tournure totalement libérée, j'en étais à reconnaître une démarche qui m'était
familière. |
Si, lors des actions initiales du sculpteur sur
la matière, s'insère une part de hasard, le matériau, ses dimensions, ses formes
brutes, ses failles, même, rapidement l'uvre en façonnage, elle-même, guide le
geste, appelle des prolongements de celui-ci.
Chaque état de la forme, conjugué à la
sensibilité créatrice du sculpteur, engendre l'étape suivante, jusqu'à ce que
s'installe, petit à petit, une évidence et révèle l'achèvement de l'uvre.
Le dialogue permanent de la matière de sa forme
évolutive avec la main et l'esprit qui la façonne, c.à.d. la sensualité du toucher et
l'appropriation de l'image, au fur et à mesure queue prend corps, font de l'uvre
achevée une création de volonté totale, dont toute trace de non-déterminisme a
disparu.
Quant à un aspect parfois figuratif qui pointe
dans ses uvres, celui-ci se situe plutôt dans le regard du sculpteur en cours
d'uvre, aspect qu'il peut accentuer ou effacer dans une étape suivante de
l'ouvrage.
De même, un regard étranger et neuf, peut
identifier une forme reconnaissable, là où l'esprit créatif en pleine action ne s'est
jamais soucié d'approcher une figuration quelconque.
Mais parfois un titre peut lever l'ambiguïté
voulue.
Pierre Lamby




A la tombée du soir, par une belle journée
d'automne, j'ai rencontré Michel pour la première fois. Il travaillait la pierre dans un
des ateliers de mon école.
Ce jour là, nous avons parlé longtemps... de
nos futurs projets de sculpture.
Son cheminement particulier, m'a intéressé,
celui de constructeur, travaillant pendant plus de trente ans à la reconstruction de
Peyresq, mais également celui de décorateur travaillant les matières les plus diverses,
comme le béton cellulaire, le plâtre... Aspects qui l'ont indéniablement orienté vers
le travail de la pierre.
Plusieurs projets m'ont permis d'observer la
constante évolution de son travail, qui de pierre en pierre en passant par le très beau
noir de Masy, se sont affirmés.
Cette somme de travail, a fait naître l'idée de
faire une édition, un catalogue, pour lequel il m'a demandé conseil.
Sachant qu'il avait entrepris un travail
d'envergure dans une carrière près de Namur, je lui ai proposé d'en enregistrer
quelques traces. L'espace fabuleux et le format démesuré des pierres, m'ont convaincu
très rapidement de l'aider à réaliser cette brochure.
Son choix s'est porté sur une très grande
pierre, qu'il a abordée, comme de coutume, avec une très grande sérénité. Orchestrant
le travail avec une curieuse souplesse, sa main parcourt la pierre de façon précise,
sous l'impulsion d'un regard vif et perçant. Ses gestes se dirigent vers la pierre, de
manière juste et incisive, au rythme des axes qu'elle lui propose. Par un corps à corps
sensuel et musclé, il l'apprivoise, comme l'animal à qui il faut prouver sa
supériorité.
Ce dialogue entre l'être et la matière, au
rythme d'une percussion improvisée, accentué par quelques accents stridents, transforme
lentement cette masse. C'est un combat qui dure des jours et des jours, car la beauté est
capricieuse et lui fait subir de nombreux détours. Quand enfin l'homme et la pierre
s'accordent, il reste un ultime et long chemin. Celui de la douceur et de la persistance,
car pour lui donner tout son éclat, la pierre doit être bichonnée, caressée, polie...
Mais c'est un grand moment de bonheur, et Michel me parle déjà de sa prochaine pierre.
F. Vantournhout, 1996

Michel Hoppe, un hiver à Peiresc


la clé des songes
phantasmes d'Amour
Contre Vents et Marées





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